Ceci et ce que Moïse avait apporté sortent de la même niche

Publié le par connaitre islam

Ceci et ce que Moïse avait apporté sortent de la même niche

Cette parole a été dite par le Négus roi d'Abyssinie lorsqu'il a entendu le coran.

 

Voici le récit de l'histoire telle que rapporté par Ibn Ishâq et Ibn Hicham :

Du temps du prophète, les responsables Qouraychites de la Mecque n'ont pas voulu croire à son message et ils ont commencé à torturer les premiers musulmans. Le Prophète s'adressa alors à ses compagnons en ces termes : "Et si vous alliez en Abyssinie ? Il y a là-bas un roi qui n'opprime personne ! En outre, c'est une terre de vérité. Allez-y, et restez-y jusqu'à ce qu'Allah trouve une issue à la situation dans laquelle vous vous trouvez". Quelques personnes réussirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne. Et puis ont eu lieu d'autres événements qui ont encouragé certains musulmans à revenir à la Mecque. (pour connaître ce qui s'est passé, veuillez consulter le lien http://muslim.xooit.com/t13831-Muhammed-salla-Llahou-aleyhi-wa-salam-Chapitre-6.htm chapitre V). Mais la torture reprit et face à cette situation, le Messager d'Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) ne put s'empêcher de demander à ses compagnons de retourner en Abyssinie. Cette deuxième émigration était plus dure que la première car les Qouraychites s'y attendaient et tenaient à la faire échouer. Cependant les musulmans étaient plus rapides. Allah leur ayant facilité le voyage, ils parvinrent en Abyssinie avant de se faire rattraper. Cette fois la délégation comportait 83 hommes si l'on compte 'Ammâr (dont on doute de l'émigration) et 18 ou 19 femmes.

 

Les polythéistes tenaient coûte que coûte à empêcher les émigrés de trouver un refuge pour eux-mêmes et pour leur religion. Aussi, choisirent-ils deux hommes robustes et intelligents à savoir 'Amr ibn al'As et 'Abdoullah ibn abi Rabî'a avant leur conversion à l'islam qu'ils envoyèrent, chargés des cadeaux les plus précieux, auprès du Négus et de ses patriarches. Les deux hommes, munis des cadeaux, arrivèrent chez les patriarches auxquels ils fournirent des arguments en faveur de l'expulsion des musulmans et, après que ceux-ci furent d'accord de proposer au Négus de les expulser, ils rencontrèrent le Négus même à qui ils offrirent les cadeaux et parlèrent en ces termes:

 

«Ô Roi! Il se réfugie dans votre pays de jeunes stupides qui, ayant quitté la religion de leur peuple, n'ont pas pour autant embrassé la vôtre. Ils ont apporté une religion qu'ils ont créée de toutes pièces et que personne ne connaît, ni nous, ni vous-mêmes. Aussi, avons-nous été dépêchés auprès de vous par les nobles de leur peuple, par leurs pères, leurs oncles et leurs clans qui vous demandent de les leur rendre, car ils veillent sur eux mieux que quiconque et savent mieux que quiconque ce qu'ils ont eu à leur reprocher».

 

Les patriarches dirent: «Effectivement! Sire! Rends-les leur! Qu'ils retournent avec dans leur pays et auprès de leur peuple!».

 

Le Négus, malgré tout tenait à examiner la question et à écouter toutes les parties. Il envoya donc chercher les musulmans qui, ensuite, se présentèrent, prêts à dire la vérité sous toutes ses formes. Le Négus leur dit:

 

«Quelle est donc cette religion pour laquelle vous vous séparez de votre peuple, sans embrasser la mienne, ni aucune des autres religions?».

 

Ja'far ibn abi Tâlib, le porte-parole des musulmans dit: «Sire! Nous faisions partie des gens de l'ignorance et comme eux, adorions les idoles, mangions de la charogne pratiquions la fornication, rompions les liens de parenté et maltraitions nos voisins. Les plus forts parmi nous se nourrissaient des plus faibles. Nous ne cessions de vivre de la sorte jusqu'au jour où Allah nous envoya un Messager qu'il choisit parmi nous, un Messager dont nous connaissons la généalogie, la franchise, l'honnêteté et la chasteté, qui nous appela à Allah que nous devons adorer et considérer comme Dieu unique, nous départissant de tout ce que nous adorions d'autre que Lui, nous et nos ancêtres, comme pierres et idoles. Il nous ordonna le franc parler, la restitution des choses confiées, le culte de la parenté, le bon voisinage, l'abstention des choses interdites et de l'effusion du sang. Il nous interdit la fornication, le mensonge, l'abus des biens des orphelins, l'accusation des femmes chastes et vertueuses, nous ordonnant d'adorer Allah, Lui Seul, sans L'associer à rien ni à personne, de prier, de s'acquitter de la Zakât (purification des biens) et d'observer le jeûne. Sur ces bases, nous avons cru en lui et en sa mission, nous l'avons suivi dans la pratique de la religion qu'il nous a apportée.

 

Aussi, avons-nous adoré Allah Lui Seul, sans l'associer à rien d'autre, avons considéré comme illicite ce qu'on nous a interdit et comme licite ce qu'on nous a ordonné. Alors notre peuple nous a indexés, torturés, tourmentés à cause de notre religion, cherchant à nous ramener à l'adoration des idoles au lieu d'Allah le Très Haut, aux perversités que, jadis, nous considérions comme licites. Lorsqu'ils nous eurent contraints maltraités et traqués, ne nous laissant aucune chance de pratiquer notre religion, nous fuyâmes vers votre pays car, nous vous avons choisi à l'exclusion des autres, pour être sous votre protection et nous espérons, Sire, qu'auprès de vous, nous ne subirons aucune forme d'injustice».

 

Le Négus dit alors: «Peux-tu me dire tant soit peu de ce qu'Allah a révélé?»

«Oui» répondit Ja'far.

Le Négus lui dit: «Alors, récite le moi».

Ja'far commença par «Kâf Ha, Ya, 'Aïn Sâd»; le début de la sourate Mariam (Marie).

Ma foi, le Négus pleura alors, à se mouiller la barbe. Ses évêques pleurèrent aussi à mouiller leurs livres lorsqu'ils eurent entendu la sourate.

Le Négus dit ensuite aux évêques: «Il ne fait pas de doute que ceci et ce que Mousâ (Moïse) avait apporté sortent de la même niche».

Se retournant vers les deux émissaires il dit: «Allez vous-en! je ne vous les livrerai pas. Ils sont sous ma protection».

'Amr ibn al 'As et son compagnon sortirent, mais le premier dit au second: «Je jure par Allah que demain je reviendrai avec de quoi les faire expulser».

'Abdoullah ibn Rabîa s'adressa à lui en ces termes: «Ne le fais pas. Ce sont des parents, même s'ils nous ont contrariés ».

Cependant 'Amr ibn al 'As persista dans sa démarche et, le lendemain dit au Négus: «Ils disent des choses étranges de ‘Isâ (Jésus) le fils de Marie».

Celui-ci envoya chez les musulmans leur demander ce qu'ils pouvaient bien dire au sujet du Messie. Les musulmans paniquèrent mais s'entendirent entre eux pour ne dire que la vérité. Dès leur arrivée, à la cour, le Négus les interrogea et, alors, Ja'far répondit: «Nous disons de lui ce que nous a apporté notre Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) à savoir qu'il est le serviteur, le messager, l'esprit et la parole d'Allah insufflé à la vierge Marie».

Le Négus ramassa un bâton à terre et dit: «Ce que tu viens de dire ne dépasse la vérité sur 'Isâ ibn Mariam (Jésus fils de Marie) que de la longueur de ce bâton».

«Si!» ajouta-t-il, voyant que ses patriarches faisaient la moue. il dit aux musulmans: «Allez! vous êtes en sécurité sur ma terre, quiconque vous insulte paiera une amende, quiconque vous insulte paiera une amende, quiconque vous insulte paiera une amende. Je n'aimerais pas avoir une montagne d'or si je devais l'obtenir en portant préjudice à l'un d'entre vous».

Il dit ensuite à son entourage: «Rendez-leur leurs cadeaux. Je n'en ai pas besoin. Je jure qu'Allah n'avait pas reçu de moi des pots de vin en me rendant mon royaume. Pourquoi donc y prendrais-je des pots de vin? J'obéirai à la volonté des gens aussi longtemps que ceux-ci obéiront à ma volonté».

Oumm Salamah qui racontait cette histoire dit: «Les deux émissaires sortirent renfrognés avec tout ce qu'ils avaient apporté. Nous, nous fûmes bien logés et traités».

Source : http://islammedia.free.fr/Pages/Histoire_mohamed/abysisinie2.html

 

Certains de nos amis chrétiens énoncent les versets coraniques suivants :

44. Nous avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d'Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. 45. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. 46. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. 47. Que les gens de l'Evangile jugent d'après ce qu'Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. 48. Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t'est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes oeuvres. C'est vers Allah qu'est votre retour à tous; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. Sourate 5 - La table servie (Al-Maidah)

 

Et ils s'arrêtent sur cette parole : « Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui » et ils raisonnent ainsi : il y a beaucoup de divergences entre l'islam et le christianisme dans le dogme même. En effet, les chrétiens considèrent que Jésus est fils de Dieu mais les musulmans affirment que Dieu est unique et que Jésus est humain et il est l'un des messagers de Dieu. En partant de cette différence, et en se basant sur leur croyance, ils jugent le coran en disant : soit il est falsifié soit il n'est pas la parole de Dieu. Ils sont sans doute sincères dans leur foi mais est-ce que cela suffit pour avoir raison?

Pour bâtir leur jugement, ils se basent sur leur croyance qu'ils pensent LA VÉRITÉ et que tout doit être jugé à travers elle.

 

A) Je voudrais dire à nos amis que je saluais leur intérêt pour le coran et pour cela je les invite à approfondir les recherches sur d'autres versets tels que ceux qui suivent. Cherchez leur signification, le contexte de leur révélation. Cherchez dans toutes les sources que vous aurez trouvées. Ne vous contentez pas de lire un bouquin, comparez, approfondissez.

 

[61] À ceux qui engagent avec toi une polémique au sujet de Jésus, à présent que tu es bien informé, propose ce qui suit : «Appelons nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres, joignons-nous tous à eux et adjurons Dieu de maudire ceux d’entre nous qui sont des menteurs.»

[110] Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. [111] ils ne sauront jamais vous causer de grand mal, seulement une nuisance (par la langue); et s'ils vous combattent, ils vous tourneront le dos, et ils n'auront alors point de secours. [112] Où qu'ils se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours providentiel d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d'Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux signes d'Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé. [113] Mais il ne sont pas tous pareils. Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d'Allah en se prosternant. [114] Ils croient en Allah et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien. [115] Et quelque bien qu'ils fassent, il ne leur sera pas dénié. Car Allah connaît bien les pieux. Sourate 3 - La famille d'Imran (Al-Imran)

 

[69] En vérité, ceux qui ont cru, ainsi que les juifs, les sabéens et les chrétiens, ceux qui ont cru en Dieu, au Jugement dernier et qui ont fait le bien, seront préservés de toute crainte et ne seront point affligés. [70] Nous avons pris acte de l’engagement des fils d’Israël et Nous leur avons envoyé des prophètes. Mais chaque fois que ces prophètes leur apportaient des messages qui heurtaient leurs penchants, tantôt ils les traitaient d’imposteurs, tantôt ils les mettaient à mort.

[82] Tu constateras sûrement que ceux qui nourrissent la haine la plus violente contre les musulmans sont les juifs et les païens, et que ceux qui sont les plus disposés à sympathiser avec les musulmans sont les hommes qui disent : «Nous sommes des chrétiens.» Cela tient à ce que ces derniers ont parmi eux des prêtres et des moines et à ce qu’ils ne font pas montre d’orgueil. [83] Et lorsqu’ils entendent réciter ce qui a été révélé au Prophète, on voit leurs yeux déborder de larmes tant ils sont saisis par la Vérité du message, et ils disent : «Seigneur ! Nous croyons ! Inscris-nous au nombre des témoins ! [84] Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et à la Vérité qu’Il nous a envoyée? Pourquoi n’espérerions-nous pas que notre Seigneur nous fasse entrer en la compagnie des gens vertueux?» [85] Dieu leur accordera en récompense de leur déclaration des Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et c’est là la récompense de ceux qui font le bien. [86] Quant à ceux qui n’auront pas cru et qui auront traité Nos signes de mensonges, ceux-là seront voués au Feu éternel. Sourate 5 - La table servie (Al-Maidah)

 

[36] Ceux à qui Nous avons donné le Livre se réjouissent de ce qui t’est révélé, mais il est des factieux qui en rejettent une partie. Dis-leur : «J’ai seulement ordre de n’adorer que Dieu, sans rien Lui associer. C’est à Lui que j’appelle les hommes et c’est vers Lui que se fera mon retour.» Sourate 13 - Le tonnerre (Ar-Raad)

 

[52] Ceux que Nous avions initiés aux Écritures avant le Coran croient à ce Livre, [53] et quand on le leur récite, ils disent : «Nous y croyons, parce qu’il exprime la vérité émanant de Notre Seigneur. Et nous étions, avant cette révélation, déjà totalement soumis.» [54] Voilà ceux qui seront rémunérés doublement, parce qu’ils font preuve d’endurance, répondent au mal par le bien, donnent en aumône une partie de ce que Nous leur avons attribué, [55] et se détournent, quand ils entendent un discours frivole, en disant : «À nous notre manière d’agir, et à vous la vôtre ! Que la paix soit avec vous ! Nous ne voulons pas engager de discussion avec des ignorants !» Sourate 28 - Le rècit (Al-Qasas)

 

 

B) Je voudrais dire aussi : avant de juger si une parole ou une autre a été falsifiée, il faut lire l'histoire, il faut chercher pour connaître l'histoire de l'écriture de la bible et du coran. Cherchez comment ces livres ont été rassemblés et transmis de génération en génération jusqu'à ce qu'ils nous arrivent. Le sujet est d'une importance primordiale car notre salut en dépend.

Publié dans prophete

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