L'islam et la science

Publié le par connaitreislam.over-blog.com

les arabes de la période avant la révélation du coran ne donnaient pas d'importance à la science. Parmi eux il y avait des grands poètes certes mais pas de scientifiques. Ce qui changea la face de la Mecque c'est l'avènement de l'islam.

Dans Sahih Al Boukhari (livre du début de la révélation), Aïcha la mère des Croyants a dit : « Au début, la Révélation commença par des visions pieuses chez le Prophète durant son sommeil, et qui étaient comme une lueur semblable à la clarté de l'aurore. Puis, le Prophète se mit à affectionner la retraite et il se retira dans la grotte de Hira, où il entreprit de pratiquer des actes d'adoration pendant plusieurs nuits de suite, sans rejoindre son domicile. Il s'était pourvu d'aliments et lorsque ses provisions étaient épuisées, il retournait vers Khadidja et prenait le nécessaire pour une nouvelle retraite. Cette situation se prolongea jusqu'au jour où la vérité lui fut révélée dans cette caverne de Hira.« L'ange (Djibril-Gabriel)) le visita et lui dit : - Iqrâ ! (Lis !) – Je ne suis pas de ceux qui savent lire, répondit le Prophète. - L'ange m'enserra au point de perdre conscience, raconte le Prophète, puis il renouvela son injonction : - Lis ! – Je ne suis pas de ceux qui savent lire. Il me saisit une deuxième fois et m'enserra au point de me faire perdre mes forces puis me relâcha en disant : - Lis ! –Je ne suis pas de ceux qui savent lire ! Lui dis-je encore. Il m'étreignit une troisième fois puis desserra son éteinte en récitant : - [1]Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé, [2] qui acréé l'homme d'une adhérence ! [3] Lis, car la bonté de ton Seigneur est infinie !» 96. Sourate de l'Adhérence (Al-‘Alaq)...
Quelque temps plus tard le Prophète reçut ces versets [1] Nûn.Par la plume et par ce que les scribes mettent en lignes ! 68. Sourate de la Plume (Al-Qalam)Dieu jure dans ce verset par la plume.

Tout ceci pour montrer l'importance de l'apprentissage et montrer l'outil de cet apprentissage : la plume.Les musulmans comprirent alors l'importance donnée à la science. Ainsi le Prophète proposa, à la fin de la Bataille de Badr, à chaque prisonnier de guerre polythéiste, qui savait lire et écrire, la libération, s'il consentait à apprendre à dix enfants musulmans à lire et à écrire.
Le Prophète a prononcé près de 300 hadiths dans le domaine de la médecine. Pendant les batailles, une des femmes Roufayda s'occupait des blessés. Aïcha mère des croyants prodiguait les soins au Prophète pendant sa maladie. D'autres personnes parmi les compagnons du Prophète pratiquaient la médecine tels que Kouaïba, Oumou Atya et Al Harith qui apprit la médecine au Yémen et en Perse.

Une étude détaillée de l'évolution des sciences dans la société musulmane (en anglais) sous ce lien http://english.islamstory.com/pagination.php?type=articles&cat_id=45
Halima EL GHRARI a rédigé un livre intitulé « Les promoteurs de l'esprit scientifique » dans lequel elle a rassemblé les biographies de plusieurs scientifiques musulmans : http://sites.google.com/site/decouvriretapprendre/civilisation/les-promoteurs-de-l-esprit-scientifique
Une description sommaire des sciences et techniques islamiques : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_et_techniques_islamiques

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Les musulmans commençaient à traduire les sciences connus par les perses et les romains. Puis ils ont développé le concept de science par l'expérimentation. L'apport de la civilisation musulmane à l'Europe et à l'humanité est considérable :

"Le monde arabo-musulman est à son apogée intellectuelle du VIIIe siècle au XIVe siècle ce qui permet le développement d'une culture scientifique spécifique, d'abord à Damas sous les derniers Omeyyades, puis à Bagdad sous les premiers Abbassides. La science arabo-musulmane est fondée sur la traduction et la lecture critique des ouvrages de l'Antiquité. L'étendue du savoir arabo-musulman est étroitement lié aux guerres de conquête de l'Islam qui permettent aux Arabes d'entrer en contact avec les civilisations indienne et chinoise. Le papier, emprunté aux Chinois remplace rapidement le parchemin dans le monde musulman. Le Calife Harun ar-Rachid, féru d'astronomie, crée en 829 à Bagdad le premier observatoire permanent, permettant à ses astronomes de réaliser leurs propres études du mouvement des astres. Abu Raihan al-Biruni, reprenant les écrits d'Eratosthène d'Alexandrie (IIIe siècle av. J.-C.), calcule le diamètre de la Terre et affirme que la Terre tournerait sur elle-même, bien avant Galilée. En 832 sont fondées les Maisons de la sagesse (Baït al-hikma), lieux de partage et de diffusion du savoir.

En médecine, Avicenne (980-1037) rédige une monumentale encyclopédie, le Qanûn. Ibn Nafis décrit la circulation sanguine pulmonaire, et al-Razi recommande l'usage de l'alcool en médecine. Au XIe siècle, Abu-l-Qasim az-Zahrawi (appelé Abulcassis en Occident) écrit un ouvrage de référence sur la chirurgie.

En mathématiques l'héritage antique est sauvegardé et approfondi permettant la naissance de l'algèbre. L'utilisation des chiffres arabes et du zéro rend possible des avancées en analyse combinatoire et en trigonométrie."
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Science paragraphe :  Dans le monde arabo-musulman.

Plusieurs européens ont reconnu cet apport scientifique primordial à l'Europe au moyen âge. Citons par exemple : Gustave Le Bon. Dans son livre La Civilisation des Arabes, on trouve plusieurs citations dont :
Grâce aux croisades, l'influence civilisatrice de l'Orient sur l'Occident fut très grande, mais cette influence fut beaucoup plus artistique, industrielle et commerciale que scientifique et littéraire. Quand on considère le développement considérable des relations commerciales et l'importance des progrès artistiques et industriels, engendrés par le contact des croisés avec les Orientaux, on peut affirmer que ce sont ces derniers qui ont fait sortir l'Occident de la barbarie, et préparé ce mouvement des esprits que l'influence scientifique et littéraire des Arabes, propagée par les universités de l'Europe, allait bientôt développer et d'où la renaissance devait sortir un jour.      La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre troisième, chapitre huitième, Lutte du christianisme contre l'islamisme, p. 254

Il semblera toujours humiliant à certains esprits de songer que c'est à des infidèles que l'Europe chrétienne doit d'être sortie de la barbarie, et une chose si humiliante en apparence ne sera que bien difficilement admise. [...] Par leur influence morale, ils ont policé les peuples barbares qui avaient détruit l'empire romain ; par leur influence intellectuelle, ils ont ouvert à l'Europe le monde des connaissances scientifiques, littéraires et philosophiques qu'elle ignorait, et ont été nos civilisateurs et nos maîtres pendant six cents ans.      La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre cinquième, chapitre dixième, Civilisation de l'Europe par les Arabes, p. 442

Au point de vue de la civilisation, bien peu de peuples ont dépassé les Arabes et l'on n'en citerait pas qui ait réalisé des progrès si grands dans un temps si court. Au point de vue religieux, ils ont fondé une des plus puissantes religions qui aient régné sur le monde, une de celles dont l'influence est la plus vivante encore. Au point de vue politique, ils ont créé un des plus gigantesques empires qu'ait connus l'histoire. Au point de vue intellectuel et moral ils ont civilisé l'Europe. Peu de races se sont élevées plus haut, mais peu de races sont descendues plus bas. Aucune ne présente d'exemple plus frappant de l'influence des facteurs qui président à la naissance des empires, à leur grandeur et à leur décadence.      La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre sixième, chapitre deuxième, Causes de la grandeur et de la décadence des Arabes, p. 470

La décadence des arabes commença lorsqu'ils se sont éloignés de l'islam et l'humanité entière a perdu à cause de cette décadence.

George Bernard Shaw, écrivain britannique a dit : « Ce dont le monde a le plus besoin est un homme qui a l'esprit de Mohammed. Les hommes religieux dans le moyen-âge, par ignorance et par fanatisme, ont propagé une image obscure de la religion de Mohammed qu'ils ont considéré comme l'ennemi du christianisme. Mais après avoir eu connaissance de l'histoire de cet homme, j'ai trouvé que c'est un prodige exceptionnel et j'ai conclu qu'il n'est pas l'ennemi du christianisme mais le sauveur de l'humanité. Selon mon opinion, s'il avait à se charger des affaires de ce monde actuel, il résoudrait tous nos problèmes et assurerait la paix et le bonheur que le monde entier espère »
Et : « J'ai toujours eu haute estime pour la religion de Mohammad à cause de sa merveilleuse vitalité. C'est la seule religion qui me semble posséder cette capacité d'assimilation aux différentes étapes de l'existence. J'ai étudié cet homme merveilleux qui, à mon avis, est loin d'être un Antéchrist, et qui devrait être appelé le Sauveur de l'humanité. J'estime que si un homme comme lui devait exercer une hégémonie sur le monde moderne, il réussirait à résoudre ses problèmes de façon à lui apporter le bonheur et la paix. En parlant de la foi de Mohammad, j'ai prédit que cette dernière serait acceptée par l'Europe de demain comme elle est déjà acceptable par l'Europe d'aujourd'hui »
Georges.Bernard Shaw Prix Nobel de Littérature en 1925 -“The Genuine Islam”, Vol. 1, N° 8, 1936.

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