Le prophète Mohammed et les byzantins

Publié le par connaitreislam.over-blog.com

 

L'envoi des Émissaires aux empereurs et rois

 

Le Prophète (saw) envoya au cours de la 7ème année de l'Hégire, des Émissaires chargés d'apporter des missives, frappées de son Sceau, aux dirigeants des empires afin de les convier à l'Islam. Au mois de Muharram de l'an 7, six hommes quittèrent la ville, chacun d'eux parlait couramment le dialecte de la tribu à laquelle il était envoyé.

 

Parmi les rois ou empereurs, le Négus (An Najachi) se convertit à l'Islam. Lorsqu'il reçut la lettre, il descendit de son trône, s'assit à même la terre en signe d'humilité et prononça la chahada (attestation de la foi) en ajoutant "Si je pouvais me rendre chez le Prophète (saw), je n'aurais pas hésité à le faire".

 

Un autre missionnaire se présenta chez Kisra (Chosroès) empereur de Perse qui déchira la lettre. A l'annonce de cette nouvelle, le Prophète (saw) déclara "Puisse Dieu déchirer son royaume". Kisra demanda à l'un de ses gouverneurs au Yémen d'envoyer deux hommes à Médine pour lui amener le Prophète de force. Les deux hommes se rendirent à Médine où ils remirent au Prophète (saw) une lettre de leur gouverneur. Le Messager (saw) prit la lettre et demanda aux émissaires de se représenter le lendemain.

 

Le lendemain, le Messager d'Allah (saw) annonça aux deux hommes de retourner chez leur Gouverneur en leur disant "Dites à votre gouverneur que mon Maître a tué le sien (Kisra) cette nuit, il y a de cela sept heures. en effet, Kisra fut assassiné par son propre fils.

 

Le Prophète (saw) envoya Al hareth Ben Omaïr au Préfet byzantin de Basra (Shurahbil). Ce dernier fit ligoter l'émissaire et le tua.

 

Héraclius, empereur de Byzance se fit remettre le même message dans lequel on pouvait lire "Au Nom de Dieu, le Clément et le Miséricordieux, Que la paix soit sur celui qui suit le droit chemin, je t'appelle à l'Islam, rends toi à Dieu, tu seras sauvé. Rends toi à Lui, et Il te récompensera doublement. Si tu te détournes, tu supporteras le prix du péchés des paysans. "Dis : O gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : nous n'adorons que Dieu, nous ne lui associons rien, nul parmi nous ne se donne de Seigneur en dehors de Lui. S'ils se détournent, dites leur : Attestez que nous sommes vraiment soumis" (verset 64/3).

 

Source : http://coranix.org/biblio/mahomet_sirat.htm#missionnaires

 

 

Le Hadith d’Abou Soufian

 

Lorsque cette lettre parvient à Héraclius, il voulut voir un homme de la tribu de Mohammed pour lui demander des renseignements sur ce dernier. Abou Soufian Ben Harb était alors au Cham (Syrie) en compagnie d’autres Qouraichites (habitants de la Mecque) en vue d’un commerce. Les émissaires d’Héraclius les y rejoignirent et demandèrent à Abou Soufian de rencontrer leur maître.

 

Abou Soufian et ses compagnons se présentèrent à Héraclius qui dit à son interprète : « Demande-leur lequel parmi eux est le plus proche de celui qui prétend être un Prophète. » Abou Soufian répondit : « C’est moi. » Car il était le seul à appartenir à la famille de ‘Abd Manaf. César lui ordonna de s’approcher et s’adressa à son interprète : « Dis à ses compagnons que je lui ai ordonné de s’approcher pour lui demander des renseignements sur cet homme qui prétend être un Prophète de Dieu, et qu’ils doivent rester et assister au dialogue afin qu’ils puissent le démentir au cas où il cachera la vérité. » Puis il s’adressa à Abou Soufian : « Quelle est la descendance de cet homme ?. »

-Il est issu d’une grande lignée.

-Avant de prétendre être Prophète, le traitez-vous de menteur ?

-Non.

-L’un de ses pères, était-il un roi ?

-Non.

-Ses partisans sont-ils des gens favorisés ou défavorisés ?

-Ce sont plutôt des défavorisés.

-Le nombre de ses partisans va-t-il en augmentant ou en baissant ?

-Ils augmentent

-Y en a-t-il parmi ses partisans qui se sont révoltés et ont abjuré ?

-Non

-A-t-il déjà manqué à une promesse ?

-Non…Nous observons avec lui une trêve dont nous ignorons l’évolution.

-Ainsi ; vous l’avez combattu ?

-Oui

-Comment cela c’est-il passé ?

-La victoire était tantôt aux Qouraïchites tantôt aux musulmans.

-Que Prêche Mohammed ?

Il nous ordonne d’adorer un Dieu unique sans lui attribuer de rivaux, et nous interdit d’adorer les dieux de nos ancêtres. Il prêche la prière, l’honnêteté, la chasteté, la loyauté, la fidélité aux engagements et la restitution des dépôts.

Alors, César lui dit :

« Je t’ai interrogé sur son ascendance, tu m’as répondu qu’il est de bonne ascendance. Il en est ainsi des Prophètes ; je t’ai demandé si quelqu’un avait prétendu être Prophète avant lui ; tu m’as répondu par la négative ? Sinon, j’aurai pensé qu’il ne faisait qu’imiter un autre ; je t’ai demandé si vous l’aviez accusé de mensonge, tu m’as répondu que non. Ce lui qui s’abstient de mentir aux hommes ne saurait mentir à Dieu ; je t’ai demandé s’il y avait un roi parmi ses ancêtres ; tu m’as répondu que non ; Si tu m’avais dis le contraire, j’aurais pensé qu’il ne faisait que réclamer son droit au trône ; je t’ai demandé si ses partisans étaient plutôt favorisés ou défavorisés ; tu m’as répondu qu’ils étaient plutôt défavorisés, or, d’habitude , ce sont les plus défavorisés qui suivent les Prophètes ; je t’ai demandé s’ils allaient en augmentant ou en diminuant ; tu m’as répondu qu’ils augmentent ; il en est ainsi de la foi, qui s’affirme progressivement ; je t’ai demandé s’il y en a parmi ses partisans qui ont abjuré par indignation ; tu m’as répondu que non ; il en est ainsi de la foi qui adoucit les cœurs ; je t’ai demandé si vous l’aviez combattu ; tu m’as répondu par l’affirmative, en ajoutant que la victoire était tantôt de votre côté, tantôt du sien ; c’est ainsi que les Prophètes tombent et se relèvent ; je t’ai demandé ce qu’il prêchait, tu m’as répondu qu’il prêchait la prière, l’honnêteté, la chasteté, la loyauté, la fidélité au engagements et la restitution des dépôts ; je t’ai demandé s’il avait jamais manqué à sa parole ; tu m’as répondu par la négative. Or les Prophètes ne connaissent pas la perfidie.

 

A présent, je sais que cet homme est un Prophète, un envoyé de Dieu. Si ce que vous dites est vrai, il régnera bientôt sur ce territoire. Je suis prêt à lui jurer fidélité.

 

Abou soufian raconta ensuite qu’à ses mots une vague de murmures traversa la salle et qu’il fût obligé de sortir avec ses compagnons. Une fois dehors, il leur dit : « Je vois que le fils d’Abou Kabcha inspire de la crainte au roi des descendants d’Asfar lui-même. »

 

L’empereur de Byzance de rendit à Homs où il s’enfermera dans un bâtiment et s’adressa ainsi au peuple : « Ô peuple de Byzance, je vous demande de prêter à Mohammed un serment d’allégeance : vous n’en seriez que plus fort. »

A ces mots, la foule rugit de colère et se précipita sur les portes qu’elle trouva fermées. César prit la situation en main et dit à la foule indignée : « Je voulais seulement m’assurer que vous tenez à votre religion » ; aussitôt la foule se calma. La passion du pouvoir avait ainsi triomphé de son désir de se convertir à l’Islam ; Héraclius s’abandonna au pêché, entraînant son peuple avec lui, comme l’avait prédit le Prophète. Cependant il renvoya Dihia, l’émissaire du Prophète, avec tact.

Source : http://nourislam.over-blog.net/10-categorie-1206241.html

 

 

La Bataille de Mu'ta

 

Nous avons vu auparavant que le Préfet byzantin de Basra tua l'envoyé (Al hareth Ben Omaïr).

Ce fut une violation impardonnable de l'usage international et du prestige de l'islam qui ne pouvait rester sans réponse. Le Messager forma donc une armée de 3000 hommes, avec Zayd ibn Haritha comme commandant, et dit: «Si quelque chose arrive à Zayd, Ja'far ibn Abi Talib assumera le commandement. Si Ja'far tombe martyr, Abd Allah ibn Rawaha assumera le commandement. Si jamais quelque chose arrive à Abd Allah, choisissez l'un d'entre vous comme commandant.»

 

Quand l'armée musulmane atteignit Mu'ta, elle fit face à une armée byzantine de 100 000 hommes. Assurément, cela promettait d'être une bataille féroce. Chaque musulman allait devoir se battre contre à peu près 33 ennemis. Pendant ce temps, le Messager était à la mosquée, parlant du combat à ceux qui l'entouraient. Zayd prit l'étendard. Il se jeta dans les rangs ennemis et fut martyrisé. L'étendard passa à Ja'far ibn Abi Talib. Il s'éleva également au Paradis. Abd Allah ibn Rawaha prit l'étendard et goûta aussi au martyre. Désormais, l'étendard était entre les mains de l'une des «épées de Dieu», à savoir Khalid ibn Walid, qui allait, à partir de ce moment-là, être appelé «l'Epée de Dieu».

 

Durant la nuit, Khalid positionna les troupes de l'arrière au premier rang, et changea les ailes, plaçant celle qui était à droite à gauche et vice versa. Le lendemain matin, voyant de nouvelles troupes devant elle, l'armée byzantine fut démoralisée. Quand la nuit tomba, les camps furent levés et les deux forces battirent en retraite. L'armée musulmane rentra à Médine avec seulement douze pertes. Bien que ce fût une victoire pour les musulmans, ils avaient quand même honte de rencontrer le Messager car ils battirent retraite. Or il les accueillit et les consola: «Vous n'avez pas fui. Vous vous êtes retirés pour me rejoindre et plus tard, vous repartirez contre eux.»

 

L'expédition de Tabouk

 

L'issue de l'affrontement entre les musulmans et les Byzantins à Mu'ta stupéfia l'Arabie et le Moyen-Orient, car les Byzantins n'avaient pas gagné, bien qu'ils dépassaient en nombre les musulmans par 33 contre 1. Finalement, des milliers de membres des tribus arabes semi-indépendantes vivant en Syrie et aux alentours se convertirent à l'islam. Pour se venger de Mu'ta et pour prévenir la progression de l'islam, Héraclius (l'Empereur byzantin) donna l'ordre de faire des préparatifs militaires pour envahir l'Arabie.

 

Le Messager, toujours au courant des développements liés à sa mission, défia aussitôt les Byzantins sur un champ de bataille. Tout signe de faiblesse de la part des musulmans aurait pu raviver le forces vacillantes du polythéisme et de l'hostilité arabes, qui avaient reçu un coup fatal à Hunayn. Un tel développement pourrait aussi encourager les Hypocrites dans et autour de Médine à causer de sérieux torts à l'islam de l'intérieur. Ils étaient déjà en contact avec le prince chrétien ghassanide et avec l'Empereur de Byzance, et avaient construit une mosquée - que le Coran appelle la Mosquée de Dhirar (dissension) (9:107) - près de Médine qui servait de base pour leurs opérations.

 

Réalisant la gravité de la situation, le Messager lança un appel aux musulmans pour qu'ils se préparent à la guerre et, contrairement à ses habitudes, déclara que les Byzantins étaient leurs cibles.

 

C'était le milieu de l'été. La chaleur torride était à son apogée, la saison des récoltes était arrivée, et il n'y avait pas assez de ressources matérielles. Qui plus est, l'ennemi en question était l'une des deux superpuissances régionales. Malgré cela, les Compagnons répondirent avec ferveur à son appel et commencèrent leurs préparatifs de guerre, tous contribuaient bien plus que ce que leurs moyens financiers ne permettaient. D'énormes sommes d'argent furent données par de riches Compagnons tels que Othman et Abd ar-Rahman ibn 'Awf. Ceux qui ne pouvaient pas être inclus dans l'armée musulmane, en raison du manque de montures et d'autres provisions nécessaires, pleuraient si amèrement et regrettaient leur exclusion si pitoyablement que le Messager en fut touché. Dieu les loua dans le Coran (9:92). Cette occasion, en réalité, servait à distinguer les croyants des Hypocrites.

 

En 631, le Messager et 30 000 soldats quittèrent Médine et marchèrent sur Tabouk, tout près de ce qui était alors le territoire byzantin en Syrie. L'Empereur de Byzance, qui avait commencé à rassembler une gigantesque armée, abandonna ses plans et retira son armée, car le Messager arriva en avance de ce qu'il escomptait, et bien avant que le rassemblement des troupes byzantines ne soit achevé.

 

Le Messager resta à Tabouk pendant vingt jours. Plusieurs Etats tampons qui étaient sous l'hégémonie byzantine acceptèrent de payer la djizya (capitation) et de vivre sous son autorité. Aussi de nombreuses tribus chrétiennes embrassèrent-elles l'islam. Cette victoire sans effusion de sang permit aux musulmans de consolider leur position avant de prolonger leur conflit avec les Byzantins, et détruisit le pouvoir des incroyants et des Hypocrites d'Arabie.

 

Source : http://fr.fgulen.com/content/view/74/14/

 

J'ai relaté ici les faits d'une partie de l'histoire du prophète et ses premiers liens avec l'empire byzantin.

On peut en tirer quelques conclusions :

 

1) Mohammd était réellement l'envoyé de Dieu.

- An Najachi se convertit à l'Islam dès qu'il a reçu le message.

- César a posé les 10 questions à Abou Soufian et en a déduit que Mohammd était réellement l'envoyé de Dieu. Il a dit aussi : « Si ce que vous dites est vrai, il régnera bientôt sur ce territoire. » et c'est ce qui s'est passé par la suite. Enfin, César a appelé les siens pour suivre le messager de Dieu, ces derniers n'ont pas accepté. Il a préféré garder son pouvoir.

- Le messager de Dieu a annoncé aux deux hommes venus du Yémen de retourner chez leur Gouverneur en leur disant "Dites à votre gouverneur que mon Maître a tué le sien (Kisra) cette nuit, il y a de cela sept heures. en effet, Kisra fut assassiné par son propre fils. Comment a-t-il pu le savoir s'il n'avait pas reçu le message divin?

 

2) On y retrouve les causes réelles du déclenchement de la guerre entre musulmans et byzantins : l'émissaire du prophète tué par le préfet byzantin de Basra. Qu'on ne dise surtout pas que l'islam a régné par la force, les musulmans n'ont fait que se défendre pour ne pas être exterminés. D'ailleurs une étude honnête et sans préjugés de la vie du prophète et de l'histoire de l'islam démontre la même conclusion.

Publié dans prophete

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article