Sahih El Boukhari : le livre de la foi 3

Publié le par connaitre islam

 

 

Du serment de loyauté de ‘Aqaba

 

Obada Ben Samit, qui fut témoin lors de l’affaire de Badr et l’un des délégués qui participèrent à la nuit de ‘Aqaba a dit : « Tandis qu'il était entouré d'un certain nombre de ses compagnons, le Prophète nous dit : "Prêtez-moi serment de fidélité en me promettant de n'associer aucun être à Dieu, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer vos enfants, de ne point produire de calomnie que vous aurez forgée en vous-mêmes, de ne point vous révolter contre ce qui est juste. Celui d'entre vous qui sera fidèle à cet engagement, Dieu se chargera de le récompenser ; celui qui ayant commis la moindre infraction à ce pacte aura été puni en ce monde, ce châtiment lui servira d'expiation. Quant à celui qui aura commis une infraction, puis qui aura été épargné en ce monde par Dieu, c'est à Dieu qu'il appartiendra de lui pardonner s'il le veut, de le punir s'il lui plaît. C’est ainsi que nous fîmes acte d’allégeance au Prophète », conclut ‘Obada. 

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو إِدْرِيسَ، عَائِذُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ شَهِدَ بَدْرًا، وَهُوَ أَحَدُ النُّقَبَاءِ لَيْلَةَ الْعَقَبَةِ ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ وَحَوْلَهُ عِصَابَةٌ مِنْ أَصْحَابِهِ ‏"‏ بَايِعُونِي عَلَى أَنْ لاَ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ شَيْئًا، وَلاَ تَسْرِقُوا، وَلاَ تَزْنُوا، وَلاَ تَقْتُلُوا أَوْلاَدَكُمْ، وَلاَ تَأْتُوا بِبُهْتَانٍ تَفْتَرُونَهُ بَيْنَ أَيْدِيكُمْ وَأَرْجُلِكُمْ، وَلاَ تَعْصُوا فِي مَعْرُوفٍ، فَمَنْ وَفَى مِنْكُمْ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ، وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا فَعُوقِبَ فِي الدُّنْيَا فَهُوَ كَفَّارَةٌ لَهُ، وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا ثُمَّ سَتَرَهُ اللَّهُ، فَهُوَ إِلَى اللَّهِ إِنْ شَاءَ عَفَا عَنْهُ، وَإِنْ شَاءَ عَاقَبَهُ ‏"‏‏.‏ فَبَايَعْنَاهُ عَلَى ذَلِكَ‏.‏

 

Commentaire : à 'Aqaba, les Ansar (musulmans venus de Médine) ont prêté deux serments de loyauté au prophète Mohammed (pbsl). Le hadith plus haut mentionne le premier de ces serments appelé aussi le serment des femmes car, quelques années plus tard, les femmes prêtèrent serment au prophète avec les mêmes engagements. Dans le coran, Sourate de l’Éprouvée (Al-Mumtahana) : [12] Prophète ! Si des croyantes se présentent à toi pour te prêter serment d’allégeance en s’engageant à ne pas donner d’associés à Dieu, à ne pas voler, à ne pas commettre de fornication ni d’infanticide, à ne pas attribuer à leurs maris d’enfants illégitimes et à ne pas te désobéir en ce qui est réputé convenable, alors accepte leur pacte et implore le pardon du Seigneur en leur faveur, car Dieu est Plein d’indulgence et de miséricorde.

 

De ce hadith et ce verset du coran, nous constatons l'importance des actes du musulman. Il ne suffit donc pas d'attester sa foi avec la parole mais il faut que ceci soit suivi d'engagements à respecter en toute circonstance. Le croyant adore Dieu et « l'observe » dans tous ses actes : il sait que s'il ne voit pas Dieu, Dieu le voit. Ce sentiment engendre la droiture dans la vie du croyant. Abou ‘Amr Sufyân Ibn ‘Abdullâh (RA) a dit : « J’ai dit : « O Messager de Dieu ! Dis mois sur l’Islam quelques paroles sur lesquelles je n’interrogerai personne d’autre que toi ». Il dit : « Dis : « J’ai cru en Dieu » Puis suis le droit chemin ». (Rapporté par Moslem)

 

C’est faire preuve de religion que de fuir les troubles (fitna)

 

D’après Abou Sa’id El Khodry, le Prophète a dit : « On est sur le point d'arriver [au temps où] le meilleur des biens du musulman est un troupeau de moutons qu'il mène paître sur les cimes des montagnes et dans les lieux arrosés par la pluie. Il fuit ainsi avec sa religion loin des troubles. »

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّهُ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ خَيْرَ مَالِ الْمُسْلِمِ غَنَمٌ يَتْبَعُ بِهَا شَعَفَ الْجِبَالِ وَمَوَاقِعَ الْقَطْرِ، يَفِرُّ بِدِينِهِ مِنَ الْفِتَنِ ‏"‏‏.‏

 

Commentaire : bien qu'il est préférable pour le musulman de vivre en communauté car il participe ainsi activement à la vie de la société : travail, prière en groupe, actes méritoires... mais en période de grands troubles il lui est conseillé d'éviter tout cela et vivre éloigné.

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